08/08/2008

Kentica (promis c'est la dernière fois)

Pour répondre simultanéments aux derniers commentaires des deux billets sur une affaire de mots, où je me mèle d'écologie (cherchez le lien...)
- premier billet
- second billet
Promouvoir et soutenir le logiciel libre

Je ne voulais pas critiquer l'homme, ni son travail, mais une culture du secret et de la compétition.

Entendez là qu'il me semble que c'est un gaspillage d'énergies et de ressources que d'interdire à d'autres d'utiliser le fruit d'un travail tel que la programmation de fonctionnalités. Ne parle-t-on pas partout de développement durable ?
C'est là en général qu'on me dit qu'un travail mérite salaire, oui... Le temps passé à développer mérite une compensation, mais la reproduction du fruit de ce travail, si elle ne coûte rien, pourquoi devrais-je payer pour en profiter aussi ?
La licence privatrice crée une rareté artificielle sur un bien qui par essence n'est pas rare.
Une licence libre crée non seulement un bien commun abondant, mais permet aussi de connecter l'auteur à une large communauté d'utilisateurs, testeurs et contributeurs, où la pertinence de chaque contribution est facilement évaluable. D'un tel système peut naitre une valeur mesurable de réputation associable à chaque contributeur.
Rien ne se cache, et la compétition n'existe pas. Si course il y a, c'est pour la réputation, qui se mesure à la qualité de la contribution. Le but du collectif devient naturellement (par induction) l'excellence et la qualité du produit. Chaque individu est reconnu pour la valeur de ce qu'il a apporté au collectif.
Certes la notion de bien commun est difficile à admettre dans un monde qui tend à tout transformer en marchandise et dont la seule valeur qui compte est la monnaie.
Oui je tente d'y résister en défendant le logiciel libre, et parfois je m'emporte, une seconde (ou 3eme) fois, mes excuses.
Mais ce modèle fonctionne bel et bien, tellement bien qu'à ce jour, il devient de plus en plus difficile de ne pas admettre la qualité de nombreux produits, conçu et supporté par une communauté libre.
Ce que je dis, les plus grands commencent à le penser aussi, Microsoft investit dans la Fondation Apache...
Et je conseille aux petits d'y réfléchir, mais pas trop longtemps avant de suivre cette tendance, en libérant leurs code et en les ouvrant au plus large collectif afin d'offrir à leurs logiciels une nouvelle vie, et un avenir, car il ne faut pas se leurrer, un jour ou l'autre, un collectif d'individus créera un logiciel libre concurrent aussi (voire plus) performant.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Comme vous le savez, il y a plusieurs produits qui se vendent sous le mode licence, qui ne sont pas complètement fermé, dont une large portion peut faire l'objet aussi d'un partage et contribution.

Quand les logiciels OpenSource sont offerts par un seul intégrateur, c'est un peu jouer avec les mots que de parler d'une solution libre...

un exemple parmi d'autre: point 7 ici:
http://evergreen-ils.org/dokuwiki/doku.php?id=faqs:evergreen_faq_1

Nicolas Karageuzian a dit…

La démarche du mode de licence multiple est valable pour peu que la partie libre dudit logiciel soit exploitable et utilisable sans besoin d'un intégrateur.

Rien n'empêche par contre une entreprise ou un intégrateur de proposer du support sur n'importe quel logiciel libre. Si un intégrateur unique supporte un logiciel libre particulier (qu'il maintient lui-même), je me demanderai pourquoi il n'y a pas d'autres entreprises qui s'intéressent au support de ce produit.

Le point 7 est intéressant, le fait que le logiciel soit libre peut permettre à un développeur de vendre du support à sa bibliothèque municipal moins cher que si c'était un expert de l'éditeur, ou s'il devait payer une redevance ou une taxe à l'éditeur pour pouvoir assurer un support sur le produit.