30/03/2008

Après une semaine

Je me suis gavé de neige, gorgé de soleil et rassasié en glisse... Une semaine sans venir en ligne mais c'est excusable vu les circonstances météorologiques exceptionnelles des 7 premiers jours du printemps de l'an 2008.
Or donc, la vie du web ne s'est pas arrêtée pendant cette semaine, ce matin en triant mes mails, je tombe sur la quadrature du net, une initiative citoyenne qui mérite un soutient sans failles de la part de tout individu qui se sent concerné par la protection des libertés individuelles, et, lié plus où moins à ce sujet, une petite nouvelle d'anticipation, en rapport également avec la notion de propriété des données personnelles. A lire aussi engooglé...
L'avenir semble sombre dans les immaginaires de ces deux auteurs, mais peut-on rester sans s'inquiéter lorsque l'on voit la dérive du gouvernement Français, pour ne citer que lui, lorsqu'il confie à des intérêts privés l'accès sous des prétextes discutables ? (soupçon de viol du droit d'auteur par exemple, c.f. les propositions du rapport Olivenne)
Je tiens à préciser que je ne suis pas adepte du "piratage" stigmatisé par le discours des marchand de disques, ni enclin à "voler" les artistes pour utiliser les mots des ayant droit, mais pour la mise en place d'un modèle plus équitable et adapté à la circulation instantanée de l'information et de la culture avec les moyens d'aujourd'hui, car "l'industrie du disque" n'existe plus en tant que vecteur exclusif de la culture, mais comme vecteur de la diffusion sur support matériel de cette culture, alors qu'Internet est devenu le vecteur immatériel et instantané de la circulation du même contenu culturel. Pourquoi le marchand de disque interviendrait entre le consommateur et l'artiste lorsque le vecteur est internet ? La numérisation a transformé les règles du jeu, et le "sauvetage de l'industrie du disque" s'apparente au sauvetage des manufactures de chandelles lorsqu'est apparue l'ampoule à incandescence : un combat de Dom Quichotte contre le progrès, qui en plus dérive dangereusement pour faire protéger des intérêts individuels au détriment de la liberté de chacun.

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